lundi 24 octobre 2011

James Anderson tient son nouveau rôle de Leader.


Pendant le lock-out NFL, le Linebacker des Panthers James Anderson travaillait son Football le matin et frappait la balle de golf l'après-midi.
Anderson jouait au Club de Pine Island Country avec son ancien coéquipier des Panthers le DB Quinton Teal en essayant de faire baisser son handicap à un chiffre.
À certains égards, le golf s'inscrit dans la personnalité très calme d'Anderson, mieux que le football.
Pour la plupart de sa carrière de footballeur, de l'école secondaire à Chesapeake en Virginie, en passant par l'université de Virginia Tech et ses cinq premières années dans la NFL, James Anderson a toujours évolué dans l'ombre de ses coéquipiers, beaucoup plus médiatisés que lui.
Cela changea brusquement le mois dernier, lorsque Jon Beason et Thomas Davis se blessèrent pour la totalité de la saison 2011, James Anderson fut contraint de prendre certaines responsabilités supplémentaires.
Élevée au rang de capitaine et effectuant désormais les appels défensif, Anderson est devenu le leader improbable de la défense des Panthers. Il cumule depuis hier 59 tackles, 16 de plus que le deuxième plaqueur des Panthers (Dan Connor avec 42) accompagné d'un sack, réalisé hier face aux Redskins.
Anderson est également responsable cette saison de relayer les appels venant de la ligne de touche pour obtenir la meilleure défense possible.

 
"Être dans cette position me fait parler davantage à mes coéquipiers, ce qui n'est pas un problème" a déclaré James Anderson. "Mais je n'ai jamais eu à le faire dans le passé. Maintenant, c'est à moi de le faire, alors je le fait."
Anderson, 28 ans, est un artiste accompli et un auto-didacte. Demandez à un coéquipier de l’escouade défensive de décrire Anderson et vous obtiendrez cette réponse: "C'est un Cat différent"
D'autres personnes disent des choses similaires sur Anderson, un sens différent de l'humour, un peu sensible aux blagues à son encontre.
Mais un excellent joueur, même si en dehors de Charlotte ou de Blacksburg en Virginie, peu de personnes ont déjà entendu parler de lui.
«La perception des gens, cela peut vous élever ou vous briser" a déclaré le LB Omar Gaither. "Lorsque vous pensez aux Panthers de la Caroline, vous pensez à Thomas Davis et Jon Beason. Et vous pensez bien, mais il y a également un autre excellent Linebacker. Il est juste inconnu du grand public. "L'inconnu le plus connu" Je suppose, serait un très bon nom pour James. "
  Joueur des unités spéciales et linebacker à temps partiel lors de ses trois premières saisons en Caroline, Anderson a franchi un palier en 2010 lorsque Davis fut placé sur l'IR avec une blessure au genou. Il termina sa saison 2010 avec 154 plaquages, deuxième des Panths derrière Jon Beason (162), cumulé à 3,5 sacks, deux fumbles forcés et trois fumbles recouvers.
 
Anderson fut parmi les joueurs des Panthers à recevoir des nouveaux contrats lorsque le front office désira garder ses meilleurs joueurs de base des la levée du lock-out. Il signa un contrat de cinq ans pour une rémunération globale de 22 millions de dollars, moitié moins de ce que Beason a reçu, qui le conforta au poste de OLB starter chez les Panths.
Mais les blessures ont changé la donne. Il fut nommé capitaine avant le match contre Jacksonville lors de la 3e semaine et il fut décidé qu'il porterait le casque audio pour retranscrire les appels défensifs à ses coéquipiers.
A ce moment précis, le Head Coach Ron Rivera l'a défié. "Jon Beason a toujours été sur le terrain. Thomas Davis a été sur le terrain la plupart du temps. Donc pour l'instant, il a toujours pu se reposer derrière ces deux leaders."déclara Ron Rivera. "Maintenant, nous sommes dans une position où nous avons besoin de ce type de vétéran. Il est l'un des vétéran de cette équipe sur le terrain. Qu'il le veuille ou non, il est et il va devoir prendre ses résponsabilités."

 
Le défi fut de diriger la Défense des Panthers de la position de OLB plutôt que de celle de MLB habituellement adoptée en NFL. Ce changement peu habituel donna suite à quelques mésentente dans le trio de LB au début de saison, James Anderson étant hors de position sur certaines actions.
Mais James Anderson aime les parties d'échecs et il a prit depuis gout à ces joutes très spéciales auxquelles il se prête face aux Quaterbacks adverses. Lors du premier quart-temps contre la Nouvelle-Orléans le 9 octobre dernier, Anderson ajusta à deux reprises sa défense lorsqu'il vit Drew Brees appeler des jeux offensifs en audibles.
Après avoir initialement demandé à son Safety de couvrir la profondeur, James Anderson le rappela dans la boite pour finalement fendre la ligne offensive des Saints et obtenir un plaquage pour perte de 3 yards sur le tailback Darren Sproles.
"Cela rend le jeu beaucoup plus amusant" dit Anderson de ses contrôles visuels pré-snap. "Toujours jouer les mêmes jeux sans participer aux appels, simplement écouter ce qu'on vous demande de faire, cela enlève une grosse partie du "fun" de ce jeu."
Suite à ces deux grosses blessure, Anderson a indiqué qu'il prenait part à 20 ou 25 jeux défensifs supplémentaires lors de chaque matchs que la saison dernière. Mais la plupart du temps, sa performance nen souffre nullement.
Coach Rivera a déclaré qu'Anderson n'avait connu qu'un seul mauvais match cette année, lors de la défaite 34-29 face à Chicago. Un match dans lequel Matt Forte gagna 205 yards au sol.
"Je dirais qu'il a pour le moment une année très solide, à l'exception de ce match contre les Bears" a déclaré le HC des Panthers. "S'il joue bien 5 matchs sur 6, je prends ça avec plaisir."
Ce genre de très bonnes saisons, plus que solide, est généralement synonyme d'invitation au Pro-Bowl. La Perception des gens, comme le dit Omar Gaither, est également l'un des facteurs important.
Bien qu'il ai joué dans 73 matchs NFL sous les couleurs des Panthers - plus que tout autres linebackers de l'histoire des Panthers (Thomas Davis en est à 71, Jon Beason 65, Sam Mills 48, Dan Morgan 59, Kevin Greene 47....) - James Anderson n'est toujours pas considéré comme une star.
Mais il est en paix avec cette situation "En grandissant, je n'ai jamais voulu être le mec sous les projecteurs" a déclaré James Anderson, fils d'un pasteur et d'une institutrice.
"Je ne veux pas être sur les posters, je ne veux pas être le visage de l'équipe. Même aujourd'hui, je n'ai pas besoin d'être le gars dont tout le monde parle."
"Je ne suis pas un vantard. J'essaie de vivre avec beaucoup d'humilité. Je préfère donner du crédit aux autres gars et à mes coéquipiers."
En Caroline, une Star est en train de naitre...

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